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Plan de cerf-volant : losange, delta, sled, rokkaku et edo

Un plan de cerf-volant se résume à trois séries de cotes : le contour de la voilure, la longueur et la position de chaque baguette, et les points d’attache de la bride. Sur les cinq formes monofil courantes, le longeron porte toute la hauteur, et sa longueur suffit à recalculer le plan entier.

L’essentiel

  • Le sled et le losange se construisent sans cintrage ; le rokkaku et l’edo demandent deux traverses cintrées par une corde de tension.
  • Un rokkaku sur un longeron de 1 200 mm mesure 103,9 cm d’envergure et porte 0,94 m² de voilure.
  • Changer d’échelle conserve les proportions, pas la rigidité : une baguette plus longue demande une section plus forte.
  • Deux plans publiés d’un même modèle divergent souvent sur la position des traverses ; suivez une seule source par construction.

Périmètre Cette page compare les plans des cinq formes monofil de notre base des modèles et explique leur mise à l’échelle. Elle ne traite ni des cerfs-volants pilotables ni des formes cellulaires ; la construction pas à pas se trouve dans le dossier fabriquer un cerf-volant.

Quelle forme pour quel projet ?

Le tableau ci-dessous croise, pour chaque forme, le rapport entre hauteur et envergure, le nombre de baguettes, le cintrage, la plage de vent et le niveau. Les valeurs viennent de notre base des modèles ; le nombre de baguettes est compté sur le plan que dessine le générateur.

Les cinq formes monofil de la base des modèles (relevé du 6/11/2026)
FormeHauteur / envergureBaguettesCintragePlage de ventNiveau
Losange 1,13 2 aucun 8 à 25 km/h Débutant
Delta 0,5 4 traverse droite sous tension 10 à 30 km/h Intermédiaire
Sled 1,4 2 aucun 10 à 30 km/h Débutant
Rokkaku 1,15 3 2 traverses cintrées 10 à 35 km/h Intermédiaire
Edo 1,33 3 2 traverses cintrées 6 à 22 km/h Intermédiaire

Pour un premier modèle en tissu, nous construirions un sled : deux longerons, aucune traverse, une bride à deux brins. Nous prendrions le rokkaku pour un deuxième projet, dans un vent régulier, parce que son cintrage pardonne mal une traverse asymétrique.

Comment se lit le plan de chaque forme ?

Le losange

Deux baguettes en croix : le longeron sur toute la hauteur, la traverse au quart supérieur. La voilure suit le contour tendu entre les quatre extrémités. C'est la forme la plus simple à tracer, et la seule de la série qui demande presque toujours une queue pour rester stable.

Le delta

Un triangle large dont les deux bords d'attaque partent du nez. Une traverse relie les bords d'attaque à 60 % de la hauteur et met la voilure en tension. La précision se joue sur cette traverse : trop longue, elle aplatit la voilure ; trop courte, elle la laisse flotter.

Le sled

Un trapèze souple tenu par deux longerons verticaux, sans traverse. Le vent gonfle la voilure entre les longerons et lui donne sa forme. Chaque longeron reçoit sa propre ligne de bride, fixée en deux points ; les deux lignes se rejoignent à la boucle de traction. Une ouverture découpée au centre de la voilure laisse passer une partie du vent et calme le vol.

Le rokkaku

Un hexagone allongé : un longeron, deux traverses au quart et aux trois quarts de la hauteur. Les deux traverses sont cintrées vers l'arrière par une corde de tension, ce qui donne au cerf-volant un dièdre et sa stabilité. La bride de notre base s'attache en deux points sur le longeron, aux croisements des traverses ; beaucoup de plans publiés emploient une bride à quatre brins, réglée sur les extrémités des traverses.

L'edo

Un rectangle vertical d'origine japonaise, plus haut que large, avec un longeron et des traverses cintrées. Sa voilure large et légère monte dans un vent faible. Les plans traditionnels comptent souvent davantage de traverses que le schéma simplifié de notre base, qui en retient deux.

Exemple chiffré : un rokkaku sur un longeron de 1 200 mm

Le rapport hauteur sur envergure du rokkaku de notre base vaut 1,1547. Avec un longeron de 1 200 mm, l'envergure atteint 1 039 mm. Les deux traverses mesurent chacune 1 039 mm avant cintrage, fixées à 300 mm et 900 mm du sommet.

La voilure hexagonale couvre 9 353 cm², soit 0,935 m². En ripstop de 40 g/m², la toile seule pèse 37,4 g, hors ourlets et renforts. En laize de 150 cm, elle tient d'une seule pièce : le calculateur de métrage donne la longueur à commander. Calculs refaits le 6/11/2026.

Comment mettre un plan à l'échelle ?

Multipliez toutes les cotes par le même facteur : le rapport entre votre longeron et celui du plan d'origine. Les positions relatives des traverses et des points de bride restent identiques, exprimées en fraction de la hauteur. C'est exactement ce que fait notre générateur de plans, qui imprime ensuite le contour à taille réelle sur des feuilles A4.

Deux grandeurs ne suivent pas la règle. La section des baguettes doit augmenter plus vite que la taille, faute de quoi l'armature fléchit. La surface de voilure, elle, croît comme le carré du facteur : doubler le longeron multiplie la voilure par quatre, et la traction sur la ligne augmente d'autant à vent égal.

Choisissez maintenant une forme dans le tableau, puis générez son plan à la longueur de la baguette dont vous disposez.

À lire ensuite

Les plans détaillés de cette rubrique, publiés sur le blog :

  • Rokkaku : plan et construction d'un cerf-volant de 1,20 m
  • Cerf-volant edo : plan, cintrage et bride du modèle japonais
  • Cerf-volant sled : le modèle souple sans armature à coudre
  • Cerf-volant delta monofil : plan et construction stable

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