Un Rokkaku de dimensions 1,20 m peut être tracé autour d’un longeron de 1 200 mm et de deux traverses cintrées. Le plan de travail proposé ci-dessous utilise une toile de cerf-volant de 40 g/m² et une armature en bambou de diamètre adapté. Les cotes sont des proportions calculées, non la transcription d’un plan d’origine vérifié.
En bref
- Le modèle proposé mesure 1 200 mm de haut et 960 mm dans sa largeur maximale.
- Ses six sommets, ses deux traverses et leurs positions sont définis par des coordonnées mesurables.
- Une toile de 40 g/m² pèse 36 g pour 0,90 m² de surface, hors coutures et renforts.
- Le cintrage des traverses et le bridage influent directement sur la stabilité et le point de traction.
Ce guide traite du plan de construction, des matériaux et de l’assemblage d’un Rokkaku monofil. Il ne couvre ni le pilotage acrobatique ni la traction. Les cotes présentées constituent une proposition de travail calculée pour cet article, et non un plan d’origine redessiné.
Quelles dimensions reporter pour un Rokkaku de 1,20 m ?
Le Rokkaku est un cerf-volant à six côtés, généralement plus haut que large. Pour la version décrite ici, le longeron vertical mesure 1 200 mm et la largeur maximale atteint 960 mm, soit un rapport hauteur-largeur de 1,25. Ces proportions forment une base cohérente de traçage, mais elles ne doivent pas être confondues avec les cotes d’un modèle publié par un auteur précis.
Pour établir le contour sur un axe vertical, placez le point supérieur à 0 mm et le point inférieur à 1 200 mm. Les sommets supérieurs gauche et droit se trouvent à 180 mm de l’axe, au niveau du bord supérieur. Les deux points de largeur maximale sont à 480 mm de l’axe, à mi-hauteur, soit 600 mm depuis le sommet.
Les sommets inférieurs gauche et droit reviennent à 180 mm de l’axe, à 1 200 mm de hauteur. Reliés dans cet ordre, ces six points dessinent deux bords horizontaux de 360 mm et quatre diagonales. Une règle longue ou un cordeau permet de tracer la forme à l’échelle sur un papier kraft avant de découper le tissu.
Position des traverses et lecture du plan
Les traverses sont placées à 360 mm et 840 mm du sommet, de manière symétrique autour du milieu. À ces hauteurs, la largeur interpolée du contour est de 720 mm. Reportez donc deux traverses de 720 mm entre les bords de la toile, puis marquez leur centre à 360 mm de chaque extrémité.
Ce calcul suit les diagonales du contour. Entre le bord supérieur de 360 mm et la largeur maximale de 960 mm, la demi-largeur augmente de 180 à 480 mm sur 600 mm de hauteur. À 360 mm, elle vaut 180 + (300 × 360 ÷ 600), soit 360 mm. La largeur totale atteint donc 720 mm.
Ces cotes sont calculées le 6 novembre 2026 à partir de la géométrie indiquée dans le texte. Elles ne sont pas attribuées aux plans de Kite Plan Base ni aux schémas de KAP Loire. Leur index de plans peut servir à recouper un modèle avant fabrication, mais il faut comparer la source précise et ses proportions avant d’en reprendre les valeurs.
Le contour hexagonal et les emplacements de traverses forment ici un gabarit calculé, pas un schéma redessiné d’après un plan primaire. Si vous choisissez une autre version, reprenez toutes les cotes depuis cette version plutôt que de mélanger ses renforts avec les dimensions proposées ici.
Quelle armature choisir entre bambou et carbone ?
Le longeron est la pièce verticale qui maintient la hauteur de la voilure. Les traverses, fixées perpendiculairement au longeron, soutiennent sa largeur et prennent une légère courbure sous l’action de cordes de tension. Ensemble, ces éléments constituent l’armature du Rokkaku. Pour ce format, le choix entre bambou et carbone dépend surtout de la régularité des tiges et de la méthode de fixation.
Une structure en bambou correspond à une fabrication traditionnelle et peut être travaillée avec une scie fine, du papier abrasif et des ligatures. Le diamètre seul ne garantit pas sa résistance, car les tiges varient en densité, en rectitude et en présence de nœuds. Choisissez des pièces droites, sans fente longitudinale, et vérifiez leur flexion progressivement avant de les poser sur la toile.
Un tube ou une tige de carbone de 5 à 6 mm offre des dimensions plus régulières, mais une coupe mal protégée peut produire des éclats. Le carbone doit être coupé avec une lame adaptée, puis ses extrémités poncées et bouchées. Le diamètre proposé ici reste une sélection de départ, non une caractéristique certifiée pour toutes les références commerciales.
Comparer les pièces avant de coudre les fourreaux
| Élément | Cote de travail | Fonction | Contrôle avant montage |
|---|---|---|---|
| Longeron vertical | 1 200 mm | Maintenir la hauteur et l’axe central | Vérifier la rectitude sur une surface plane |
| Traverse supérieure | 720 mm | Tenir la partie haute de la voilure | Marquer le centre à 360 mm |
| Traverse inférieure | 720 mm | Tenir la partie basse de la voilure | Comparer sa flexion à la traverse haute |
| Toile de cerf-volant | 40 g/m², laize à vérifier | Former la surface portante | Contrôler le sens de coupe et les défauts |
Les 720 mm correspondent à la largeur du contour aux niveaux de traverses retenus. Si les extrémités doivent entrer dans des poches ou des embouts, ajoutez la longueur nécessaire à ce montage et reportez-la sur le plan. Ne raccourcissez pas la traverse sans redessiner la position des attaches, car une armature trop courte tire les bords vers l’intérieur.
La toile doit recevoir des ourlets et des renforts aux six sommets. Prévoyez une marge de couture de 15 mm sur le pourtour, puis ajoutez les renforts avant de fermer les fourreaux. Pour le bambou, une ligature souple et répartie évite de concentrer l’effort sur une petite zone de tissu. Pour le carbone, des embouts protègent la toile de ses extrémités.
Le choix des matériaux n’est pas validé par un essai de construction. Aucun prix actuel du ripstop, du bambou ou du carbone n’est avancé ici, car les données fournies ne contiennent ni référence commerciale ni relevé daté. Comparez les fiches techniques et les prix du jour avant l’achat, en gardant le grammage et le diamètre comme critères vérifiables.
Comment calculer la toile et préparer l’assemblage ?
La surface de la forme proposée se calcule en séparant le contour en deux trapèzes identiques. Chaque moitié mesure 600 mm de haut, avec une largeur de 360 mm à l’extrémité et de 960 mm au centre. L’aire d’un trapèze vaut la moyenne des deux largeurs multipliée par la hauteur, soit (360 + 960) ÷ 2 × 600 = 396 000 mm².
Les deux trapèzes couvrent donc 792 000 mm², soit 0,792 m². Pour une toile de 40 g/m², la masse théorique de la surface découpée est 0,792 × 40 = 31,68 g. Ce résultat ne comprend ni les ourlets, ni les fourreaux, ni les renforts, ni les chutes de coupe.
Prévoir les chutes et les renforts
Un rectangle de 1 230 mm sur 990 mm offre 15 mm de marge de couture sur chaque bord autour de l’enveloppe de 1 200 × 960 mm. Sa surface vaut 1,23 × 0,99 = 1,2177 m². Avec une laize de 1 500 mm, une coupe de 1 230 mm de long fournit ce rectangle, sous réserve que le tissu soit vendu dans cette largeur.
À 40 g/m², cette pièce brute pèse 1,2177 × 40 = 48,708 g, soit environ 49 g. La surface utile géométrique pèse 31,68 g ; l’écart d’environ 17 g couvre la marge de coupe et les chutes potentielles, mais ne constitue pas le poids final assemblé. Les renforts et les coutures ajoutent leur propre masse.
Avant la coupe, dessinez le contour grandeur nature et contrôlez les diagonales opposées. Une différence entre les deux côtés peut provenir d’un axe décalé plutôt que d’une erreur de couture. Marquez les points des traverses à 360 mm et 840 mm du sommet, puis vérifiez que chaque marque se trouve à 360 mm de l’axe central.
Découpez d’abord la toile à plat, puis posez les renforts sur les six sommets et aux croisements de l’armature. Cousez les ourlets avant les fourreaux, afin de garder visibles les repères d’assemblage. Les fourreaux doivent laisser passer les traverses sans jeu excessif, mais ne doivent pas comprimer une tige de bambou ou de carbone.
La masse calculée démontre pourquoi l’estimation au simple « mètre de tissu » est insuffisante. La laize, les marges, l’orientation du patron et les renforts modifient la quantité réellement nécessaire. Le calcul ci-dessus est établi le 6 novembre 2026 à partir des dimensions proposées et du grammage hypothétique de 40 g/m² ; il ne prétend pas décrire une référence de tissu achetée.
Où placer le bridage et régler la tension des lignes ?
Le bridage relie l’armature à la ligne de vol. Le point de traction est l’endroit où cette ligne principale rejoint la bride. Sur un Rokkaku, un réglage trop haut peut faire cabrer la voilure ; un point trop bas peut favoriser une tendance à piquer. Ces effets dépendent aussi du cintrage, de la répartition de la toile et de la force du vent.
Pour un premier montage, repérez deux attaches sur le longeron, l’une à 300 mm et l’autre à 900 mm du sommet. Ces emplacements sont des cotes de travail proposées, non des valeurs garanties par un plan d’origine. Reliez-les par une bride à deux branches, puis placez le point de traction sur cette bride, en commençant près du milieu entre les attaches.
Déplacer le point de traction par petites corrections
Gardez une marge de réglage en nouant les branches de façon à déplacer le nœud de quelques millimètres. Une variation de 10 mm constitue un incrément de contrôle plus lisible qu’un déplacement important. Notez la position initiale et ne modifiez qu’un paramètre à la fois ; autrement, il devient difficile de distinguer l’effet du bridage de celui des traverses.
La tension des lignes doit transmettre l’effort sans déformer durablement le longeron. Une bride qui tire d’un seul côté révèle souvent une attache décentrée ou des branches de longueur différente. Mesurez les longueurs à plat, du point d’attache au nœud, puis rétablissez leur symétrie avant toute modification du point de traction.
Les traverses cintrées donnent un dièdre, c’est-à-dire une forme en angle vue depuis le dessus. Les cordes de tension doivent produire une courbure semblable à gauche et à droite. Pour le montage de départ, dessinez la flèche de courbure au centre de chaque traverse et gardez la même valeur sur les deux pièces ; le réglage final dépend de la flexion réelle du matériau.
La recherche d’un réglage ne doit pas se résumer à tirer davantage sur les lignes. Si le cerf-volant tourne, contrôlez d’abord la symétrie du bridage, les longueurs de traverses et l’alignement du longeron. Si la voilure faseye, vérifiez les fourreaux, les coutures et la tension des traverses avant de déplacer le point de traction.
Les sources disponibles ici ne donnent pas une bride cotée propre à un plan primaire précis. Le schéma textuel et les positions proposées servent donc à expliquer la méthode de mesure, pas à certifier un réglage. Pour reproduire une version publiée, reprenez ses points d’attache, ses longueurs de bride et son angle de traction sans les mélanger à ces cotes indicatives.
Quelles vérifications faire avant le premier lancer ?
Avant de préparer la ligne, inspectez les coutures, les extrémités des traverses, les renforts et chaque nœud. Une extrémité qui dépasse d’un fourreau peut percer la toile au premier effort. Un nœud qui glisse change la position du point de traction et peut rendre inutiles les mesures prises sur l’établi.
La plage de vent ne peut pas être certifiée pour ce modèle sans essai ni fiche fabricant. À titre de repère général, les catégories de Beaufort sont décrites par des vitesses de vent, mais elles ne remplacent pas une limite propre à une construction. Ne présentez donc pas une plage comme garantie pour cette armature en bambou ou en carbone.
La sécurité du lieu prime sur la vérification du modèle. La FFVL publie des informations relatives à la pratique du cerf-volant sur son site fédéral, consulté comme référence institutionnelle le 6 novembre 2026 à federation.ffvl.fr. Écartez les lignes électriques, interrompez toute activité en cas d’orage et évitez les abords des aérodromes et des routes. Les règles de circulation aérienne relèvent des textes en vigueur sur Légifrance.
Pour un premier essai, choisissez une zone dégagée, sans public proche, et vérifiez les consignes locales. Une ligne emmêlée ou une rafale soudaine peut faire traverser la zone au cerf-volant. La tenue des matériaux et l’état des nœuds doivent être contrôlés avant chaque sortie, sans attribuer au plan une résistance qui n’a pas été mesurée.
Le plan d’origine publié sur Kite Plan Base doit être consulté directement si vous souhaitez reproduire un modèle documenté. Les descriptions disponibles mentionnent aussi des générateurs et des plans commentés, mais les informations transmises ici ne donnent pas les cotes précises de ces pages. Les dimensions de cet article restent donc identifiées comme une construction géométrique proposée.
Plan de travail et calculs établis le 6 novembre 2026 à partir des proportions explicitées dans le texte. Aucun modèle n’a été construit ni testé en vol pour cet article. Aucun prix de matériau n’est publié, faute de relevé daté associé à une enseigne et à une référence.
Avant de couper la toile, tracez le patron en grandeur réelle, mesurez les diagonales et contrôlez la symétrie autour du longeron. Si les coordonnées ne correspondent pas à la version de Rokkaku que vous avez choisie, suspendez la coupe et reprenez les cotes d’une source unique.
Cette recherche vidéo peut compléter la lecture des schémas, mais les dimensions d’une démonstration ne doivent pas remplacer les cotes de votre patron. Comparez le modèle montré, le matériau et le placement des traverses avant d’adapter une étape.
Quelle largeur prévoir pour un Rokkaku de 1,20 m ?
Le plan de travail présenté retient 960 mm au point le plus large, soit un rapport hauteur-largeur de 1,25. Cette cote est une proposition géométrique, pas la cote vérifiée d’un plan d’origine particulier.
Peut-on fabriquer l’armature en bambou ?
Oui, à condition de sélectionner des tiges droites, sans fissure, et de vérifier leur flexion. Le diamètre seul ne garantit pas la résistance, car les tiges de bambou varient selon leur qualité et leur préparation.
Combien de toile faut-il pour ce cerf-volant ?
Le rectangle de coupe proposé mesure 1 230 mm sur 990 mm. Avec une laize de 1 500 mm, une longueur de 1 230 mm suffit théoriquement, avant contrôle des défauts, du sens du tissu et des éventuels renforts.
Où fixer la bride du Rokkaku ?
Les cotes de travail indiquent deux attaches à 300 mm et 900 mm du sommet, avec un point de traction réglable entre elles. Ce montage n’est pas présenté comme le bridage certifié d’un plan primaire ; reprenez les cotes du plan choisi si vous en suivez un.
Le dossier complet Plan de cerf-volant : losange, delta, sled, rokkaku et edo